BIOGRAPHIE VERITABLE
Je suis né neuf mois après la mort de Georges Brassens...
J'arrive, de ce fait, aux conclusions suivantes:
1- Qu'il a très bien pu féconder ma mère.
2- Que ce dernier coup de rein éventuel a pu précipiter son décès.
3- Qu'il est donc possible, en suivant la bonne logique de la nature, qu'il soit mon géniteur.
Les coïncidences suivantes sont encore plus troublantes:
- Comme lui, je joue de la guitare
- Comme lui, j'écris des chansons
- Comme lui, je suis affublé d'un caractère discret et d'une plume anarchisante
- L'odeur de la pipe est agréable à mes narines
- J'ai passé mon enfance dans l'impasse du puits Raymond ( lui l'impasse Florimond, ça c'est de la rime riche ou je ne m'y connais pas!)
- Beaucoup de mes amis me conseillent de porter la moustache.
J'arrête là la liste exhaustive des parallèles de nos deux existences, puisque les signes d'une paternité potentielle ne se bornent malheureusement pas uniquement à cet homme...
En effet,
- Léo Ferré avait la chance de posséder l'île du Guesclin, et j'habite sur l'île d'Yeu.
J'en déduis que j'aurais très bien pu écrire "La mémoire et la mer".
- Henri Tachan a écrit la chanson "Dans les yeux de Clément".
J'en déduis qu'il aurait aimé m'avoir pour fils.
- Allain Leprest est né le 3 juin, moi le 2.
J'en déduis qu'il y a de pires confrères zodiacaux.
- J'ai environ le même âge que Lolita, la fille de Renaud.
J'en déduis qu'il aurait très bien pu chanter
"Clément... Je suis de toi morgan..."
- Jacques Brel a eu trois filles, qui pourraient chacune être ma mère.
J'en déduis que j'aurais peu connu mon grand-père.
- Gaston Couté écrivait en patois beauceron, en même temps que mes aïeux chantaient en patois islais.
J'en déduis que mon arrière-arrière-arrière-grand-mère ne s'est pas fait entendre depuis longtemps, mais que les recueils de Couté gueulent toujours aussi fort.
- Jehan Jonas se prénommait Gérard de son état civil, comme mon père officiel. Egalement comme ce dernier, il est né en 1944.
J'en déduis qu'à l'orée de l'après-guerre, le prénom Gérard, de l'allemand Gerhardt, était particulièrement à la mode.
Je pourrais également vous citer Jean-Roger Caussimon, Pierre Louki, Bernard Joyet et bien d'autres encore, mais il semble à première vue que ceux-là, s'il est prouvé qu'ils la fréquentèrent, n'eurent que des rapports respectueux et amicaux envers ma mère.
CECI EXPLIQUE CELA!
Voilà pourquoi j'ai conservé de ma plus tendre enfance le vilain défaut d'écrire, chaque fois que le besoin s'en faisait sentir...
Voilà pourquoi cette manie est devenue plus présente chaque jour, plus oppressante, qu'elle progresse encore et que je compte bien l'élever vers une sorte de perfection toute personnelle...
Voilà pourquoi depuis 2003, prédisposant d'illustres patrimoines génétiques entremêlés, je monte à mon tour sur les planches, poussant la porte des cafés-concerts et des festivals désireux de m'accueillir...
Voilà pourquoi je crache mes névroses, mes colères, mes coups de cafard, de tendresse, dans des textes qui alternent humour, révolte, poésie, m'accompagnant d'un piano, copain d'infortune...
Voilà pourquoi s'est construit au fur et à mesure du temps un répertoire d'une vingtaine de chansons originales donnant vie à un spectacle d'une heure et quart : "Chanteur pauvre pour rimes riches..."
En toute modestie... CQFD
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LES PRIX:
- Mars 2007 : 1er prix au tremplin chanson de Lomme.
- Juin 2006 : Lauréat du Prix du Texte et de l’AMOPA au Pic d’or de Tarbes.
- Avril 2005 : Lauréat du prix Mont Dore Chanson Française au Carrefour de la Chanson de Clermont Ferrand.
- Novembre 2004 : Lauréat du prix Yves Montand à la « Petite cave » à Lille.
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Premières parties et scènes partagées : Bernard Joyet, Louis Capart, Anne Vanderlove, Rémo Gary, Jean Duino, Claude Astier, Gilles Roucaute, David Lafore, Dikes, Les Blaireaux...